L’être et l’écran : le numérique a changé notre perception

Nos écrans dont nos TV, ordinateurs, tablettes et surtout nos smartphones sont de véritables interfaces qui transforment la façon dont nous percevons notre monde. Certes, les techniques sont des outils, mais elles sont également des structures de la perception. Il est donc logique qu’elles conditionnent la manière dont :

  • Les phénomènes nous sont donnés.
  • Le monde nous apparaît.

Depuis ces dernières années, nos écrans et de nos interfaces bouleversent ainsi l’idée que nous nous faisions de ce qui est réel en nous réapprenant à percevoir.

Le nouvel esprit technologique

Notre civilisation s’est engagée dans un profond bouleversement depuis la première apparition des ordinateurs dans les années 1940. Les nouvelles recherchent ont ensuite données vie à d’autres technologies dont les smartphones et les tablettes. Depuis, on peut dire que la révolution numérique fonctionne comme une forme de révélation. À travers les divers écrans que nous disposons actuellement, la révolution numérique nous fait découvrir que l’être et la technique sont des questions étroitement liées. Toutes ces années nous ont effectivement permis de voir que la virtualité n’est qu’une dimension parmi tant d’autres de notre façon de vivre notre expérience avec les appareils numériques.

Le virtuel : vie et mort

La révolution numérique est une révélation, une révolution ontophanique, une des plus perçantes et spectaculaire de toutes celles qui se sont produites au cours de l’Histoire. Seulement, le choc induit par le numérique depuis une trentaine d’années est sans précédent. Depuis que les micro-ordinateurs ont vu le jour dans les années 70, nous avons accès à deux réalités : celle perçue par l’œil et l’image artificielle. Nos écrans sont sans doute de véritables interfaces qui modifient la façon dont notre monde nous apparaît.

Le phénomène numérique est jouable

Le jeu vidéo réunit en un seul dispositif l’art et la technique du graphisme, de la narration, de la musique, de l’image en mouvement, mais aussi de la simulation, de l’interactivité, de la réticularité ou de la réversibilité. Il est donc un objet numérique total et complet. En partant des jeux d’arcade des années 70, le jeu vidéo a su s’évoluer pour arriver au réalisme des jeux de rôle des années 2000. Il a en effet su exporter de plus en plus sa culture et ses codes, aussi bien dans les pratiques sociales les plus diverses que dans les filières du système numérique. Certes, le numérique est ludique, mais il est également ludogène, étant donné qu’il favorise spontanément l’attitude ludique et l’aptitude à la jouabilité. La jouabilité est sans doute essentielle à l’existence de tout le phénomène ludique, mais elle est aussi une composante indispensable de tout phénomène numérique.

De l’aura radicale des choses

Les machines ont été toujours des objets culturels dignes de notre respect et de notre attention. Toutefois, un appel a encore été lancé pour donner de la place aux objets techniques dans le monde des significations. Une prise de conscience qui a su s’imposer et c’est pourquoi, aujourd’hui, nul ne peut plus échapper à la prise de conscience du sens des objets et des techniques.

Face à tous ces changements de perception et à ce nouvel environnement hybride, nous devons absolument apprendre à nous situer dans ce monde à la fois numérique et non numérique.